Avec le Français, j'ai un doute...
Je vous vois déjà amis littéraires lever les yeux au ciel en lisant ce titre, peut être imaginez vous que c'est encore un long texte argumentatif visant uniquement à exposer que le fançais s'est chiant pour nous scientifiques alors qu'au final vous vous dites que bon faut arrêter de pleurer parce qu'on nous en demande bien moins qu'à vous puisqu'on n'aura nullement besoin de se poser des questions aussi abstraites que "Quelle différence existe-t-il entre Parler à haute voix et Parler à voix haute" - chose que je cherche encore à trouver d'ailleurs. Et effectivement je comprends la notion de relativiser les choses, toutefois il n'empêche que notre logique est semble-t-il différente de la votre et qu'en ce cas, la progression dans votre matière fétiche paraît à nos yeux totalement abstraite elle aussi. Je m'explique...
Quand je fais un exercice de mathématique, je confronte mon résultat à celui de la correction et là je sais si j'ai fait juste ou faux. Il se peut que le développement, l'analyse ne soit pas identique mais si le résultat est conforme, je sais que j'ai compris la méthodologie et que je peux passer à l'exercice suivant. Si mon résultat est incorrecte, je revois la méthodologie, je me fais expliquer, j'arrive ainsi à comprendre la façon de procéder ainsi que sa mise en pratique. C'est simple et clair. Je sais parfaitement où j'en suis. Mais en français, il faut l'avouer c'est une toute autre chanson.
Là actuellement je revois la méthodologie du résumé - ouais là je vous vois sourire les littéraires genre trooop facile bah moi je vous réponds "Sans doute mais attendez la suite". Effectivement, il existe une technique pour effectuer ce travail, somme toute assez simple à comprendre et qui peut même se résumer à une métaphore "Le résumé c'est comme un model réduit, on met en avant les idées principales du texte et éludant les idées secondaires". Après il y a quelques erreurs à ne pas commettre qu'il faut savoir : Ne pas confondre résumé et assemblages d'idées prises dans le texte, ne pas prendre compter du style et du temps du texte, ou encore perdre de vue les proporsions du texte en s'étalant sur la premier partie et en baclant la suivante - pour ne citer quelles. Seulement voilà , quand on passe à la correction, à mes yeux c'est là que tout devient louche voir inquiétant.
Parce que voilà , impossible d'avoir une correction type sur un sujet tant nuançable que le français. Mais alors comment confronter notre travail à ce qui aurait du être fait ? Comment savoir si l'on est passé à coté du texte ou pas ? Parce que bon faut être logique si on a fait le résumé de cette façon, c'est qu'on pense en son âme et conscience que c'est ce qu'il fallait faire ou alors c'est du foutage de gueule et là franchement on passera dessus. Or penser qu'on a fait bien, ne veut pas dire que c'est la cas... Après tout si l'enfer est pavé de bonnes intentions, le français doit l'être de résumé totalement à coté de la plaque ou à coté du texte original si vous préférez.
Seulement déformation scientifique peut être ou juste de mon esprit, j'aimerais bien savoir comment l'on peut progresser et surtout prendre conscience de ce progrés si l'on ne peut pas savoir de soi même si son travail est bon pour la poubelle ou pour une note excellente ? Parce que bon faut le dire nous n'avons pas tous un prof de français à disposition, or en mathématique - bah oui j'y reviens - avec les corrections tout cela on peut le savoir, on peut faire trente exercices à la maison sans prof et au vue de la correction savoir si on commence à piger la méthode ou pas du tout. Mais là en français, je veux bien faire trente résumés, je pourrais jamais savoir si il n'y en a même qu'un seul dans le lot qui est bon et encore moins si ma méthode de travail s'améliore ou non. Alors comment progresser ?
D'où le doute... Parce que là oui j'ai compris la méthode à employer et je sais l'appliquer mais après pour le résultat bah je sais pas... J'ai fait les exercices d'applications mais au final je ne sais rien en ce qui concerne la valeur de ce travail et pour le devoir à rendre, il en sera fatalement de même - du moins tant que je n'aurais pas reçu la note. Alors qu'en mathématique - ouais toujours - bah si j'ai juste aux exercices d'application y a de grande chose qu'il en soit de même dans le devoir - bon je prend pas en compte les erreurs d'inattention mais elles ne rentrent pas vraiment dans le cadre d'une non comprehénsion de la méthode alors hop on peut les zapper 
Enfin voilà tout ça pour dire combien le français, finalement c'est assez frustrant 

Commentaires
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le samedi 18 novembre 2006 à 00:14
Je ne suis pas tout à fait d'accord sur le fait que, dans les domaines scientifiques (notamment les mathématiques dont tu sembles être une experte), la simple comparaison de ton résultat avec celui de la correction te permet de déterminer si tu as compris ou non. Mon humble expérience me pousse à te prévenir que, la plupart du temps, c'est le raisonnement que tu développes qui est primordial ; j'irai même jusqu'à dire que si le résultat est faux (suite à une erreur de calcul par exemple) mais que le raisonnement est correct et bien étayé, cela prouve que tu as compris le principe théorique. Ce qui est le plus important en méthématique.